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Mon bébé est-il un bébé aux besoins intenses (BABI) ?

Quand on clique sur un article comme celui-ci, c’est qu’on a déjà sa petite idée sur la question.

Si votre bébé vous rend parfois fou, s’il vous épuise tant que vous avez l’impression de tout faire de travers, si vous peinez à le gérer, si vous ne pouvez quasiment jamais le poser, c’est que oui, vous avez probablement un petit BABI à la maison.

Le terme BABI

Le terme BABI, bébé aux besoins intenses, ne doit pas être entendu de travers.

Il ne s’agit pas là d’un trouble médical quelconque mais plutôt d’un qualificatif regroupant plusieurs traits de caractère de ces bébés aux besoins intenses.

Ce sont des enfants très demandeurs et très sensibles, sur de nombreux points.

En effet, là où le bébé de votre voisine va chouiner pour manger, le vôtre va HURLER tellement il a MAL au ventre de faim. Votre neveu va sursauter de peur si un camion passe trop vite dans la rue ? Le vôtre hurle de terreur.

Pour résumer, il s’agit là d’un bébé dont les réactions ne correspondent pas tout à fait à celles des autres bébés sans que cela ne soit alarmant.

C’est plutôt, dirons-nous, pénible au quotidien, car il s’agit là de nourrissons constamment en recherche de contact, qui supportent mal d’être posés, qui sont très sensibles au bruit et à l’ambiance et qui, évidemment, dorment très peu et très mal.

Ce concept de BABI a été inventé par un pédiatre américain, papa de famille nombreuse qui, à la naissance de son 4ème enfant, s’est retrouvé pris au dépourvu car ce petit dernier ne réagissait pas du tout comme ses aînés et rien ne fonctionnait avec ce bébé dit « difficile ».

Du coup, William Sears, c’est son nom, a décrit dans son ouvrage The Fussy Babybook, le caractère de ces bébés qu’on déclare « difficiles », « pénibles » et « ingérables ».

Evidemment, ce phénomène de bébé plus demandeur n’est pas nouveau mais il est vrai que cela fait seulement une vingtaine/trentaine d’années qu’on se penche de plus près sur les besoins réels des tout petits.

A l’époque, on parlait plutôt de coliques persistantes et on laissait l’enfant pleurer, le déclarant difficile.

Quels sont les signes distinctifs des BABI ?

Aujourd’hui, on entend beaucoup de mères se plaindre que leur bébé est un BABI.

Un bébé aux besoins intenses est, pour résumer, un bébé hypersensible.

Il réagit à son environnement comme une éponge, sursaute au moindre bruit, est réveillé très facilement et semble très sensibles aux ambiances. Ce n’est pas le bébé que vous pouvez sortir en soirée et qui va rester tranquillement à regarder tout le monde dans son transat. Non, c’est plutôt celui qui va pleurer toute la soirée et que vous allez devoir calmer dans une pièce sombre (très sympathique quand on se rend à un dîner entre amis).

Ce BABI est également bien souvent un petit dormeur, il fait des micro-siestes et est réveillé par un bruit ou une remontée acide (s’il est en plus atteint d’un RGO comme beaucoup de BABI).

Il est très exigeant dans le sens où on a le sentiment qu’on doit intervenir très vite quand il pleure, surtout la nuit, et il a besoin de contact pour être apaisé, d’être porté, d’être cajolé, d’être sécurisé.

Evidemment, ces traits de caractère peuvent s’appliquer à beaucoup de bébés mais il est vrai qu’on retrouve chez certains nourrissons une hypersensibilité beaucoup plus marquée que chez d’autres.

Ne paniquez pas si vous trouvez que votre enfant est un brin BABI en tout cas, il peut également y avoir des périodes plus sensibles que d’autres (dents, coliques, etc..) et quoiqu’il en soit, ce sont des bébés usants, épuisants mais très attachants.

Mon bébé est un BABI, que faire ??

Si vous trouvez que votre nourrisson ressemble trait pour trait à un petit être envoyé sur Terre pour vous pomper toute votre énergie tant il est demandeur de vos bras, de votre présence, de votre nourriture (allaitement ou autre), la première chose à faire est de vérifier qu’il ne souffre d’aucun trouble pathologique.

En effet, un enfant qui peine à dormir pendant de nombreux mois, qui doit être porté, qui chouine en permanence PEUT être un BABI en pleine santé mais peut être également un enfant RGO ou à otites chroniques, un enfant qui a mal au cou (souci de cervicales) ou autre problème médical qui peut et doit être pris en charge.

Il faut, avant de se dire que « c’est ainsi », faire en sorte d’éliminer tout ce qui pourrait le rendre grognon et hypersensible.

En règle générale, les parents sentent s’il y a souffrance ou non dans les pleurs, ces derniers étant très aigus et ne se calmant que très peu malgré la présence de l’adulte. En ce cas, n’hésitez pas à consulter, même plusieurs fois si vous ne voyez pas d’amélioration. Si vous pensez que quelque chose cloche, insistez.

Pédiatre, ostéopathes, il y a beaucoup de spécialistes de la petite enfance à votre disposition pour vous aider.

 

Si votre enfant est en parfaite santé mais juste à tendance BABI, ne soyez pas effrayé  pour autant.

Les Babi ont d’autres besoins et non, ce ne sont pas des enfants difficiles.

Ce ne sont pas des enfants qu’on doit traiter médicalement non plus d’ailleurs aux sirops calmants ou à autre chose, même s’il vous semble qu’une petite sieste améliorerait votre quotidien entre 13 et 15h…

Il faut tenter de répondre à leurs besoins pour faire descendre leur niveau de stress et ainsi leur permettre d’être eux-mêmes de plus en plus. Evidemment, vous n’êtes pas non plus l’esclave de votre BABI et ne culpabilisez pas de ne pouvoir répondre 24h sur 24h à ses demandes.

C’est usant pour les parents de BABI de vivre au quotidien avec un bébé très demandeur, surtout si un des deux parents est à la maison seul avec l’enfant la majorité du temps.

Le parent en charge a le sentiment, au départ, de ne pouvoir rien faire d’autre que de s’occuper de son enfant (et c’est un peu ça) et en souffre au quotidien. Il lui faudra ainsi adopter des techniques de sioux : portage pour pouvoir faire mille choses et endormir bébé afin de soi même se poser (si si, on peut faire une sieste en position semi-assise avec un bébé dans une écharpe), siestes à deux en cododo ensuite, promenades en poussette pour endormir bébé et contact visuel permanent pour montrer à l’enfant qu’on est toujours présent.

Au fil des mois, les parents peuvent tenter de retarder un peu le délai de réponse en parlant beaucoup à l’enfant d’une voix rassurante.

Ainsi ce dernier apprend que le parent répond quoiqu’il arrive à ses besoins, même si ce n’est pas dans la minute.

Il ne sert à rien de laisser un BABI hurler (à moins de ne plus en pouvoir soi-même évidemment) pour lui apprendre à se gérer seul. Il ne s’agit absolument pas là de caprices ou de manipulation (si cet enfant était SI malin il irait se préparer ses biberons tout seul la nuit) mais plutôt d’une manifestation d’un inconfort.

Au parent de le trouver (bonne chance) et de tenter d’y remédier.

Ne soyez pas trop stressé à l’idée d’en faire un « capricieux » en le portant trop : plus un enfant sera rassuré, plus il aura confiance ensuite et plus facilement il s’endormira et aura confiance en vous et en votre venue s’il rencontre un souci (genre gros cauchemar qui fait peur).

 

Au quotidien, il va vous falloir de la patience et un peu d’aide.

C’est le moment de prendre une femme de ménage si vous le pouvez ou bien de demander à de la famille de vous donner quelques coups de mains (un coup de ménage, du repassage, etc..) histoire d’être déchargée un maximum de la logistique pour pouvoir être disponible (et surtout ne pas culpabiliser de ne pas pouvoir être partout à la fois). C’est d’autant plus difficile quand ce BABI arrive dans une fratrie car il va perturber l’ordre établi avant sa venue.

Attention de ce fait à ne pas stigmatiser l’enfant, surtout au sein d’une fratrie, le rendant responsable, aux yeux des autres, de la mauvaise ambiance qu’il peut parfois y régner. En effet, un BABI pleure bien plus que prévu et il est parfois difficile pour les parents de gérer ce petit très demandeur et les aînés.

Pour autant, ne râlez pas en permanence en disant que ce petit frère (ou cette petite sœur) est un BABI (boulet), expliquez plutôt aux aînés que ce bébé est très sensible et qu’il a besoin d’attention mais que parfois, on ne peut pas lui répondre tout de suite et qu’il peut également pleurer 5 minutes.

Si VOUS ne manifestez pas d’agacement à l’entendre vous réclamer, les aînés ne seront pas non plus perturbés par ce petit frère ou cette petite sœur qui ronchonne souvent.

Et les autres ?

Tant qu’on n’a pas eu soi-même un bébé aux besoins intenses, on ne peut pas le comprendre et on se contente de dire « ce sont les parents ».

Evidemment, vu de l’extérieur, on observe un parent « esclave » de son nourrisson, qui se lève trente fois par jour (et par nuit) pour le porter, l’apaiser, le calmer. On trouve que la maman en fait « trop » et qu’elle ferait mieux de le laisser apprendre à être autonome.

Combien de mamans déjà épuisées par un BABI craquent en entendant que leur bébé est un bébé « difficile » et que c’est en partie de leur faute à elles, qui ne le lâchent pas ?

ON SOUFFLE, on respire et surtout, on laisse dire.

Notre bébé n’est pas un « mauvais bébé » ni un bébé difficile. Ce n’est pas parce qu’il ne dort pas trois heures à la sieste, ce n’est pas parce qu’il mange peu (ou qu’il mange tout le temps), ce n’est pas parce qu’il ne digère pas bien…que ce n’est pas un bon bébé.

Un BABI est un bébé qui aura demandé peut être un peu plus d’efforts, un peu plus de patience, beaucoup plus d’énergie, qu’un autre.

On l’aura porté longtemps, on aura parfois pleuré de fatigue mais au final, ce n’est pas ça qui restera.

Vous, parents de BABI, rassurez-vous, vous direz aussi d’ici quelques temps que cet enfant est la plus jolie des choses qui vous soit arrivée. Et chaque petite chose banale pour un autre parent, aura une autre résonnance pour vous, plus intense (étrange non ?).

Pour résumer...

N’ayez pas peur d’être « trop » avec votre BABI.

On n’est jamais trop quand il s’agit d’amour, de tendresse et d’affection. Gardez ceci en tête lorsqu’on vous critiquera, personne ne peut se mettre à votre place quand il s’agit de votre enfant et de vos ressentis, surtout pendant les six premiers mois de votre bébé.

Votre BABI risque juste de devenir un enfant confiant et autonome, qui aura confiance et qui ira vers les autres, qui sera gardé plus facilement par d’autres adultes et qui ne pleurera pas dès que vous tournez le dos.

On ne gâte pas un bébé en l’aimant trop, on ne le rend pas capricieux en le cajolant, bien au contraire.

Publié le 26 janvier 2015 Par Marie Perarnau
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