INSCRIPTION

Couchers difficiles et réveils nocturnes de nos enfants

Le sommeil de nos enfants est une de nos plus grandes préoccupations lorsque nous sommes parents. En effet, de leur sommeil découle le nôtre et de notre sommeil découle le reste : humeur, énergie, patience et amabilité. Nous faisons donc tout pour qu’ils dorment, pour qu’ils dorment bien et longtemps, histoire de pouvoir faire une pause (bien méritée) et de les retrouver en forme (autant eux que nous d’ailleurs).

Déjà tout petit, nous veillons à leur faire un coin bien à eux plutôt cocoon, et à respecter autant que faire se peut, leur rythme : horaires de sieste et de coucher, rituel de sommeil instauré.

Mais, au fil des mois, du vécu et du développement de l’enfant, se mettent en place certaines petites crises du sommeil qui peuvent durer plus ou moins longtemps.

Passés les premiers mois où les mauvaises nuits sont dues à la faim, aux coliques, ou à des troubles digestifs ou physiques plus ou moins gênants, arrivent ensuite les mois/années à cauchemar, à levers-multiples le soir et à « maman, papa, je peux dormir avec vous ? ».

Arrivant bien souvent entre 18 mois et deux ans, les couchers difficiles et les réveils nocturnes de nos enfants sont à prendre avec sérieux pour ne pas que de mauvaises habitudes s’installent et avec calme pour ne pas envenimer les situations.

Sommeil des enfants - Photo (1)

Chez Avis de Mamans, on a essayé de lister les différents soucis que vous pouvez rencontrer avec vos deux ans afin de vous donner quelques pistes. Ne soyez pas surpris si votre enfant cumule plusieurs symptômes de l’enfant-pénible-le-soir, c’est bien souvent un pack « Nuits Pas Tranquille »

Avant toute chose, en cas de souci nocturne ou de coucher, trois choses sont à noter :

  • Il faut vérifier que les troubles ne découlent pas d’un souci physiologique (otite, etc..)
  • Eviter au quotidien de parler négativement du sommeil de l’enfant (et du sommeil en règle générale). En effet, on ne fustige pas un enfant parce qu’il dort mal et on ne le menace pas non plus d’aller se coucher s’il fait l’andouille. Ne souriez pas, combien de fois disons nous « si tu n’es pas sage, je te mets à la sieste ! ». Essayer de parler très positivement du sommeil, de la BONNE sieste qu’il va faire et du plaisir que vous avez (vous aussi) à aller vous coucher.
  • On ne résout pas un trouble nocturne en une seule fois et SURTOUT pas la nuit. Si jamais votre enfant refuse de dormir dans son lit et hurle de peur à deux heures du matin, et que cela dure, menaçant votre sommeil ou celui de la famille, prenez le dans votre lit de manière exceptionnelle. Vous verrez ça le lendemain, tête reposée. On ne résout rien en pleine nuit, on risque juste de s’énerver et de hurler sur son enfant, envenimant la situation.

En filigrane de cet article, quelques lectures qui peuvent vous aider, vous et votre enfant, à aborder le problème du sommeil de manière sereine. Ces livres sont accessibles à partir de 18 mois (pour l’ouvrage de J.Ashbé) et jusque 6 ans pour la collection de Max et Lili. Encore une fois, n’hésitez pas à en emprunter à la bibliothèque, les rayonnages « sommeil » sont souvent bien fournis !

 

1) Passons donc en revue les différents soucis de sommeil que vous pourrez rencontrer avec votre enfant afin de vous offrir quelques pistes d’action.

Sommeil des enfants - Photo (2)
Les relevers du soir (à l’infini)

Il se relève mille fois, réclame trois histoires, dix chansons mais que surtout, on ne le laisse pas. Evidemment, on ne rentre pas dans son jeu et on s’en tient à la routine habituelle (à réinstaurer si besoin de manière claire et précise). Une fois la porte fermée, on reste intransigeant : il y a une heure des grands, on mange, on lit et on va se coucher mais cette fois sans les enfants.

Que faire ?

Ramener l’enfant dans son lit, de manière calme et constante, sans hurler.

Il ne faut pas lui montrer que vous perdez patience mais exiger qu’il reste dans son lit. Il est vrai que le passage du petit lit au grand lit n’est pas évident, c’est pourquoi nous vous suggérons, tant que l’enfant n’en fait pas la demande (ou qu’il ne tente pas de passer par-dessus bord) de le laisser dans son lit à barreaux.

Le soir, si l’enfant se relève pour des excuses fallacieuses, veillez à ne pas oublier de tout vérifier pour les couchers suivants : « tu as fait pipi, tu as bu un peu d’eau, tu as ta couette à l’endroit et nous avons chanté notre chanson, tu n’as donc aucune raison de te relever, es-tu d’accord ? ».  Vous devez lui expliquer qu’il doit rester dans son lit, que la nuit est un moment de sommeil, qu’il a le droit de ne pas dormir et de penser à plein de choses mais qu’il doit rester dans son lit. Raccompagnez-le, en expliquant au départ puis juste en le raccompagnant silencieusement. Si vous vous sentez d’humeur « de garde » vous pouvez même patienter dans le couloir et ne pas le laisser sortir de la chambre (hé hé).

Sommeil des enfants - Photo (3)
Les réveils nocturnes pour aller dans le lit des parents

A peine réveillé par un bruit, une envie de faire pipi ou juste la fin d’un cycle de sommeil et votre enfant est debout au pied de votre lit. Il est trois heures du matin et il n’arrive plus à s’endormir seul. Soit vous-mêmes êtes fatigués et vous ouvrez grand votre couette histoire que votre enfant s’y glisse (c’est très humain même si vous savez que demain cela recommencera), soit vous le ramenez (parfois dix fois par nuit), de plus en plus irrité dans son lit et vous passez une nuit assez désagréable.

Un enfant qui peine à s’endormir, peine évidemment parfois à se ré-endormir à la fin d’un cycle de sommeil et a besoin d’une personne rassurante auprès de lui. Parfois, le fait de dormir avec un frère ou une sœur suffit, parfois non. Parfois une petite veilleuse suffit, parfois non.

Côté cauchemar, c’est moins évident et si l’homéopathie peut parfois vous aider (Stramonium en cas de cauchemar), apprenez à votre enfant à s’en sortir seul (petit à petit bien entendu). Les cauchemars sont souvent très angoissants et même vous, il faut le dire, avez parfois besoin de vous relever pour vous changer les idées. Alors excusez votre petit et rassurez le. Une bonne technique pour lui expliquer son cauchemar et de lui raconter qu’un cauchemar c’est comme un livre dans sa tête. Il était angoissant ce livre, il lui a fait peur. Alors on le referme. Et pour fermer un cauchemar, on ouvre les yeux bien grands (ça évite de replonger dans un cauchemar). Aidez-le en lui parlant un peu, en lui faisant boire un petit verre d’eau et en recréant une atmosphère rassurante, loin du cauchemar terrorisant.

Certains parents viennent se coucher près de l’enfant, d’autres parents acceptent que le lit devienne « lit d’accueil » pour leurs enfants. Il n’y a pas de jugement, juste des parents qui veulent dormir et qui, à raison, se disent « qu’à 15 ans, ils dormiront dans leur lit ». Et c’est vrai ! Si la situation ne vous pèse pas (vous ne seriez pas en train de lire ces lignes), cela n’est pas le moment de vouloir changer quelque chose. En revanche, le manque d’intimité du couple peut finir par vous poser problème (plus même que le principe du « chacun dans son lit »).

Pour vous aider à retrouver votre lit, soyez PATIENTS et CONSTANTS et essayez de parler avec votre enfant pour savoir ce qui pourrait l’aider à bien dormir dans son lit. Un petit tee-shirt de sa maman pourrait peut-être l’aider à se  sentir rassuré ? S’il se réveille la nuit, reconduisez-le dans son lit (ou son papa) de manière automatique et recouchez-le sans un mot, tout en tendresse mais sans rentrer dans de grandes explications. Allumez une petite veilleuse, faites-lui boire un petit verre d’eau et recouchez-le normalement en lui disant que vous êtes là s’il y a un souci. Le matin, félicitez-le s’il s’est moins levé (ou pas, on peut rêver) et si vous aimez fonctionner avec un système de tableau, optez pour des petits soleils sur un calendrier pour signifier que l’enfant a bien dormi.

Il n’y a pas de solution miracle pour ces levers (comme pour les couchers d’ailleurs) mais de la persévérance et de la patience, ainsi qu’une empathie certaine vis-à-vis de l’enfant. Bien souvent, certains enfants revivent la nuit des journées un peu difficiles et on a souvent un rapport entre une journée un peu dure et une nuit chaotique.

Sommeil des enfants - Photo (4)
Le réveil matinal

Vous avez beau faire, à 5h30 voire 6h les jours de chance, il est debout. On a beau se dire que ce temps-là finira par passer et qu’on les sortira du lit à 11H une fois devenu adolescents, il n’empêche que de se lever très tôt TOUS les jours, c’est usant, épuisant et ça n’aide pas le parent à avoir une vie sociale (puisqu’il sera debout trop tôt). Pour les tout-petits, il n’y a pas grand-chose à faire, même si vous lui expliquez, il n’entend pas vraiment votre demande (pourtant vitale !). N’hésitez pas à lui donner son biberon et à tenter de le recoucher ensuite, parfois ça peut fonctionner. Pour les plus grands, optez pour une veilleuse indicatrice de réveil qui lui indiquera à quel moment il a le droit de se lever. Evidemment, inutile de la mettre sur 9h du matin s’il a l’habitude d’être debout à 6h. Mais commencez par un 6h15 puis vous augmenterez progressivement.

N’oubliez pas également de faire le noir complet dans sa chambre, parfois certains enfants se lèvent avec le soleil, tout simplement.

En attendant, instaurez un « chacun son tour » pour le matin, une fois l’un, une fois l’autre, histoire que ça ne soit pas toujours le même parent qui commence son dimanche à 6h du matin.

Sommeil des enfants - Photo (5)
La PEUR, la vraie.

Hé oui, ne pensez pas que votre enfant est un mythomane fini s’il hurle qu’il y a des monstres, des loups ou des voleurs partout dans sa chambre. Un enfant peut connaitre la véritable peur, y croire et ne pas pouvoir s’endormir parce qu’il a vraiment peur. On est loin des caprices ou des « il y a un loup dans mon armoire » dit en riant par un enfant qui n’a pas envie de dormir.

Bien souvent cette peur, véritable terreur, apparaît quasiment du jour au lendemain en raison d’un événement perturbant : une naissance à venir, un déménagement, un choc (chute ou autre), une maladie angoissante (de l’enfant ou un de ses proches).

La peur de l’enfant dans ce cas est réelle et la première chose à faire est de l’identifier très précisément.

Les solutions ? Pour de petites peurs qui ne semblent pas affecter l’enfant de manière durable (et diurne), vous pouvez déjà parler avec lui et tenter de le rassurer. N’essayez pas de lui dire que tout cela n’existe pas, pour lui tout est extrêmement réel et vivant. Une peur du loup, par exemple, doit être expliquée grâce à des ouvrages très clairs qui précisent où le loup vit et comment il agit. Pour les monstres c’est un peu plus complexe et on a là deux écoles : une école qui prône le « les monstres n’existent pas » (mais l’enfant vous croira peu) et une école qui consiste à « armer » l’enfant de pshiiiit anti-monstres à vaporiser le soir avant d’aller se coucher.

Rien ne vous empêche de lui expliquer que toutes ces histoires sont inventées mais un petit coup de pshiiiit semble rassurer beaucoup d’enfants, tout comme l’attrape-rêves à accrocher au-dessus de son lit

Pour les vraies terreurs qui dévorent l’enfant de jour comme de nuit, nous vous conseillons de vous faire aider. N’hésitez pas à consulter un spécialiste, il est parfois nécessaire de prendre le recul nécessaire pour pouvoir agir car une peur nocturne peut devenir diurne et rendre le quotidien de l’enfant et du parent très difficile.

Bien souvent déclenchées par des évènements difficiles pour l’enfant, il faut éradiquer ces peurs et se donner les moyens de travailler dessus afin que l’enfant puisse passer des nuits sereines et des journées sans angoisses. Parfois, une toute petite chose peut les faire angoisser, il faut donc s’armer de patience et communiquer avec son enfant, seul ou avec l’aide d’un professionnel. On note aussi que certains chocs physiques peuvent perturber l’enfant : une gastro assez violente ou une chute impressionnant, ne négligez pas ces évènements et reparlez-en avec l’enfant quitte à aller consulter un ostéopathe ou un chiropracteur qui saura retravailler sur ces évènements en douceur.

Sommeil des enfants - Photo (7)

Il existe de nombreux « troubles » du sommeil chez nos petits et chaque parent doit faire « au feeling », puisqu’il connaît son enfant mieux que personne. Il n’y a pas de solutions miracles ni d’actions « clés en main »  à  réaliser pour un sommeil serein. Avant toute chose ne culpabilisez pas, il vous faut dormir pour pouvoir être efficace en journée alors si vous dormez régulièrement avec vos enfants pour préserver votre santé, personne ne vous jettera la pierre. L’essentiel est de savoir juste mettre le holà lorsque la situation vous pèse, ou que l’enfant (ou vous) en souffre.

Avis de Mamans vous rappelle quelques bases du coucher pour y voir plus clair.

 

2) Comment instaurer un rituel du coucher basique et efficace

Un enfant normalement constitué est fatigué quand arrive l’heure du coucher. Même s’il vous semble terriblement en forme, il est sur les nerfs (école, crèche ou tout simplement journée bien remplie). Pour les aider à glisser vers le sommeil, voilà quelques conseils que vous délivre Avis de Mamans afin de les encadrer avec tendresse pour ce moment qui peut parfois poser problème.

Nous le répétons, quasiment tous les enfants peinent à trouver le sommeil à certains moments de leur vie : dormir ce n’est pas évident, c’est quitter la journée, la « vie » symboliquement, pour se poser, s’arrêter et se reposer. Pour l’enfant ce n’est vraiment pas facile de se décider à fermer les yeux. Votre rôle, en tant que parent, est de respecter autant que possible une routine claire et précise car un enfant qui SAIT comment les choses vont se passer, est un enfant rassuré.

Le rituel du sommeil peut durer entre cinq et quinze minutes et doit être toujours sensiblement le même.  Votre enfant peut avoir un doudou (nin-nin) histoire d’aller avec « quelqu’un » vers le sommeil, et d’être ainsi plus rassuré. Evitez le biberon de lait ou de sucre qui excite l’enfant et les jeux énervants juste avant le moment du coucher. En revanche, il est vrai qu’un enfant qui s’est bien dépensé en journée dormira mieux le soir. N’hésitez donc pas à vous faire une petite piscine dans l’après-midi le week-end pour vous assurer un coucher plus facile.

Sommeil des enfants - Photo (7)

Avant le coucher, veillez à ralentir le rythme, à couper télé et/ou radio et à empêcher les jeux hystériques. C’est le moment de lire une petite histoire, de faire des ombres chinoises, de chanter une chanson ou de demander à l’enfant de nous raconter sa journée, le tout de manière douce et positive (ce n’est pas le moment de le gronder parce qu’il a répondu à la maîtresse). Si votre enfant peine à se calmer, laissez-le choisir son activité (en restreignant ses choix aux propositions citées ci-dessus) afin de lui donner l’impression qu’il gère lui-même son coucher.

On l’a dit, veillez à ce que l’enfant ait fait pipi, ait bu, etc.. afin qu’il n’ait pas  d’excuses pour se relever. On le quitte positivement après une chanson douce (mais pas 12) et un gros câlin en promettant de se revoir le lendemain. Pour les froussards, vous pouvez adjoindre une petite veilleuse type nomade ou tortue étoilée qui projette des étoiles au plafond mais rien de sonore ou qui tournicote et qui pourrait exciter l’enfant.

En règle générale, un enfant met environ 15 minutes à s’endormir, ce n’est donc pas anormal que vous l’entendiez papoter dans son lit (surtout s’ils dorment à deux). Exigez juste le chuchotement et intervenez si cela dérape en jeux et en hurlements.

Si votre enfant vous semble passablement excité le soir et qu’il fait la sieste l’après-midi, sachez qu’il est bien souvent inutile de lui sucrer ladite sieste. En effet, selon l’adage « plus ils dorment, mieux ils dorment », c’est-à-dire qu’un enfant qui dort suffisamment est plus enclin à s’endormir la fois suivante plutôt que d’être sur les nerfs et résister au sommeil. On ne peut pas demander logiquement à un enfant de combattre le sommeil pour une sieste et de s’y glisser sans ronchonner le soir venu.

 

Pour conclure, chaque enfant doit avoir un sommeil suffisamment long pour être récupérateur, d’autant que nos petits vivent parfois des journées éreintantes. Il nous semble qu’un coucher entre 20h et 20h30 devrait être appliqué à la majorité des enfants, mais évidemment si vous rentrez tard, il se peut que ces horaires soient quelque peu décalés.

N’hésitez pas, dans tous les cas, à reposer une routine claire et précise, à mettre en place des chambres agréables et rassurantes, à tenter des solutions sur la durée (parfois il faut une vingtaine de jours pour que la situation se règle) et surtout à vous préserver.

 

Allez, au lit !

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    Marie Perarnau Publié le 30 octobre 2014 Par Marie Perarnau
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