La fausse couche

La fausse couche, ou avortement spontané, est l’expulsion du fœtus avant qu’il ne soit viable. Le seuil de viabilité est défini par l’OMS à partir de 22 semaines d’aménorrhées (SA).

Une grossesse sur dix se termine en fausse couche le premier trimestre. Il n’en reste pas moins que cet évènement est traumatisant.

La fausse couche est dite précoce lorsqu’elle survient avant 12 SA, le cas le plus fréquent, et passe souvent inaperçue car l’œuf est évacué avec les règles.

La fausse couche est dite tardive lorsqu’elle survient entre 12 SA et 22 SA.

La fausse couche - image (1)
Les symptômes de la fausse couche 
  • saignements de sang rouge et d’abondance variable, parfois hémorragiques aboutissant à l’expulsion de l’œuf,
  • douleurs pelviennes causées par des contractions utérines

 

 Le diagnostic 

Il est fait par un dosage de bHCG plasmatique (hormone chorionique gonadotrophique), le taux augmente toutes les 48h dans une grossesse évolutive, la chute du taux est en faveur d’une fausse couche. Il est également indispensable de faire une échographie vaginale pour diagnostiquer avec certitude l’expulsion du sac embryonnaire, elle doit notamment confirmer qu’il n’y a pas de grossesse extra-utérine.

 

Les causes de la fausse couche 
  • les anomalies chromosomiques sont les plus fréquentes, soit 70% des cas, la fausse couche devient un processus naturel d’élimination d’un embryon malformé,
  • anomalies utérines : malformations congénitales, polypes, fibromes, synéchies (accolement des parois utérines), béance cervicale,
  • causes infectieuses : infection vaginale, grippe, toxoplasmose, listériose, rubéole,
  • causes endocrinienne : associées à un trouble de l’ovulation du fait : d’ovaires polykystiques, diabète mal équilibré, maladie thyroïdienne,
  • maladies immunitaires, par la fabrication d’anticorps qui peuvent être responsable de fausses couches,
  • l’âge maternel : les fausses couches sont plus fréquentes après 4O ans à cause du vieillissement des gamètes
  • tabagisme, consommation d’alcool, drogue
  • traumatisme : un accident ou chute sévère
  • causes inexpliquées

 

Le risque de récidive 

Un antécédent de fausse couche n’est pas un facteur de risque pour une grossesse suivante, mais après trois fausses couches consécutives (sans grossesse intermédiaire et avec le même partenaire), le risque de récidive est de 3O%, ce n’est qu’à partir de 3 fausses couches consécutives que les explorations médicales sont mises en route pour rechercher les causes possibles.

Conduite à tenir 
  • attendre que l’expulsion complète du sac se fasse spontanément
  • traitement médicamenteux (quand la taille du sac de l’embryon le permet) à base de comprimés de prostaglandine induisant des contractions utérines pour évacuer l’œuf quand il n’y a pas d’expulsion spontanée.

 

On confirmera l’expulsion complète de l’œuf spontanément ou avec médicament par une échographie de contrôle !

 

  • par aspiration ou curetage sous anesthésie générale nécessitant une courte hospitalisation quand la grossesse est à un stade avancé ou que l’expulsion est incomplète.

Il sera pratiqué une prévention rhésus chez les patientes de rhésus négatif après une fausse couche.

Les fausses couches peuvent être douloureuses à vivre surtout quand celles-ci se répètent.

Afin de faire son travail de deuil, il faut pouvoir parler et se confier.

Il existe l’association AGAPA qui propose un accompagnement.

 

 

Naima Bonnet - Sage femme  - Diplômée en tabacologie et nutrition Publié le 1 décembre 2014 Par Naima Bonnet - Sage femme - Diplômée en tabacologie et nutrition
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