INSCRIPTION

Le mal des montagnes

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Le mal des montagnes

 

En haute montagne, l'oxygène se fait rare.

L'organisme a besoin de s'adapter à cette situation.

Le mal aigu des montagnes survient quand le corps n'est pas capable de s'adapter à la baisse du taux d'oxygène.

 

Comment reconnaître le mal des montagnes ?

Le mal des montagnes se manifeste dans les 4 à 24 h qui suivent une ascension rapide, au dessus de 2000m. Il peut être ressenti faiblement à des altitudes plus basses.

Il se traduit par :

  • des maux de tête
  • des vertiges
  • des nausées ou des vomissements
  • une perte d'appétit
  • une sensation de faiblesse
  • ou encore une agitation et des insomnies.

Chez les bébés, les signes ne sont pas spécifiques. Ce sont une irritabilité, des pleurs excessifs, une diminution de l'appétit, une apathie (ou enfant  « pot de colle ») parfois des vomissements ou des troubles du sommeil.

Ces symptômes augmentent en général pendant 2 ou 3 jours, puis dans la plupart des cas, disparaissent spontanément.

Le taux d'oxygène est de 21% au niveau de la mer. Il n'est plus qu'à 18% à 1200m , 15% à 2500m et 12% à 4200 m.

 Rarement, le mal d'altitude peut se compliquer d'un oedème des poumons dû à l'altitude  :  

  • difficulté à respirer
  • douleur dans la poitrine
  • lèvres bleues
  • fièvre

Les complications peuvent être très graves.

 

La haute montagne

Il est fortement déconseillé de monter à plus de 3000 mètres avec un enfant de moins de 10 ans.

Si vous vous attaquez à gravir des hauts sommets, prévoyiez une ascension de 300 m chaque jour pour vous adapter à l'altitude, avec une journée de repos tous les 1000m.

Avec des enfants, il est prudent d'emporter avec soi un moyen de communication et de choisir des randonnées permettant une descente rapide vers un centre de soin médical.

 

 

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The effects of flight and altitude, M P Samuels Arch Dis Child 2004;89:448–455.

Docteur Eve Balzamo Publié le 1 novembre 2012 Par Docteur Eve Balzamo
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