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Le mal des transports

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Le mal des transports

 

Le mal des transports est très fréquent chez les jeunes enfants.

Il se manifeste par des nausées, une fatigue, une pâleur et parfois par des vomissements. Il peut survenir en voiture, bateau, train, avion, et parfois même en ski ou sur une planche à voile !

Mais pourquoi nous (les mamans et les enfants) sommes si souvent sujets au mal des transports ? Comment éviter ces désagréments au cours des voyages ?  

 

A partir de quel âge bébé peut-il avoir le mal des transports ?

Le mal des transports -appelé cinétose- peut toucher n'importe qui mais certaines personnes sont plus sensibles que d'autres, notamment les femmes et les enfants.

Les nouveaux-nés, quant à eux, sont rarement touchés par le mal des transports et c'est habituellement entre l'âge de 3 et 10 ans que les enfants en souffrent le plus.

Toutefois certains bébés y sont sujets dès l'âge de 6 mois ou 1 an. A cet âge, les symptômes sont plus difficiles à interpréter.  

 

Pourquoi certains sont-ils malades en voiture ou en bateau et d'autres non ? Quelles sont les causes du mal des transports ?

Les pieds sur terre, nous maintenons notre équilibre grâce à 3 organes qui informent notre cerveau de manière simultanée de notre position dans l'espace.

Ce sont :

  • Les yeux, - L'oreille interne, avec l'appareil vestibulaire qui détecte les changements de position et les mouvements du corps,
  • Les récepteurs proprioceptifs, présents dans les muscles et les tendons, qui informent de la position du corps sur le sol. Lors d'un déplacement (ou si la surface sur laquelle on se déplace bouge), l'oreille interne, très sensible, perçoit les moindres petits mouvements, accélérations, ralentissements ou changements de direction avant que le cerveau ne soit informé de ces mouvements par les yeux et les récepteurs musculaires.

C'est cette perception décalée des mouvements qui est à l'origine du mal des transport.

Le mal des transports peut donc survenir lors de n'importe quel voyage ou déplacement :

  • en bateau (le mal de mer est le mal des transports le plus fréquent ; l'adaptation se fait au bout de 2 ou 3 jours de navigation et il est possible que les symptômes réapparaissent transitoirement au retour sur la terre ferme)
  • en voiture - en train - en avion 
  • mais aussi sur un animal quadrupède, en planche en voile, en ski* ou encore en plongée

Par ailleurs, le mal des transports est favorisé par certains facteurs extérieurs comme les odeurs désagréables ou fortes, le bruit, la chaleur, le confinement.

*Le mal du ski peut toucher les personnes sujettes au mal des transports, notamment si elles appréhendent la montagne et les sports d'hiver. Il se manifeste par des nausées ou vomissements et une sensation de malaise alors que la personne est en train de skier. Il survient surtout par temps couvert car la vue ne permet pas de transmettre correctement les informations visuelles et en cas de fatigue ou de froid.  

 

Comment reconnaître les symptômes ?

Le mal des transports peut survenir dès les premières minutes du voyage.

On peut repérer les premiers symptômes en observant l'enfant :

  • En début de crise, l'enfant pâlit, arrête son activité et ne parle plus : il devient anormalement calme.
  • Il peut chercher votre contact pour se rassurer (il se sent inquiet).
  • Il transpire ou dit qu'il a chaud
  • Il peut saliver plus qu'à l'habitude
  • Il n'a plus d'appétit
  • Il peut somnoler

Lorsque les symptômes ne sont pas soulagés et que le voyage se poursuit, l'enfant peut se souffrir de nausées et maux de tête.

Le bébé va exprimer son malaise en pleurant ou criant sans que l'on ne comprenne pourquoi (les symptômes précurseurs sont difficiles à repérer chez les petit-nourrissons).

Puis, les nausées s'accentuent et peuvent être suivies de vomissements, qui soulagent la crise. L'enfant prévient souvent trop tard qu'il a « envie de vomir ».

  • Il peut également se plaindre d'avoir « mal au ventre », « mal au coeur » ou « envie d'aller aux toilettes ».

Ne vous méprenez pas ! Dans la mesure du possible, essayez de soulager les symptômes dès leur apparition, et de ne grondez pas l'enfant (cela pourrait augmenter son anxiété).  

 

Comment prévenir le mal des transports ?

Avant le départ :

  • Partez reposé. L'enfant doit faire une bonne nuit de sommeil avant le départ, car la fatigue augmente le mal des transport
  • Ne partez pas à jeun ni l'estomac trop plein. L'idéal est de prendre un petit déjeuner léger (yaourt, pain ou biscuit sec, fruit ou petit biberon pour le bébé), et des repas légers et digestes en évitant les graisses, les crèmes et les oeufs. Choisissez des aliments solides plutôt que liquides.
  • Rassurez l'enfant si le voyage l'angoisse Et aérez la voiture, ne vous parfumez pas trop, évitez de charger le coffre avec des aliments odorants.
  • Prévoyez toujours des sacs en plastiques à portée de mains, mouchoirs, lingettes, eau et tenue de rechange (et petit goûter).... On ne sait jamais.

 

Pendant le trajet :

  • Installez l'enfant confortablement, la tête droite et bien calée pour éviter les mouvements brusques
  • Ne le couvrez pas trop et ne chauffez pas trop l'habitacle
  • Aérez régulièrement en ouvrant les fenêtres - Ne fumez pas

 

En voiture (pour les adultes) :

  • Installez-vous à l'avant et regardez loin devant vous.
  • Concentrez-vous sur la route (le conducteur n'a pas mal au coeur car il anticipe avec ses yeux les moindres mouvements).
  • Conseillez aux enfants de regarder par la fenêtre

 

En train :

  • installez vous à l'avant du train, en salle « basse » et dans le sens de la marche

 

En bateau et en avion :

  • choisissez une place au milieu de l'appareil (c'est l'endroit qui bouge le moins)
  • En bateau, restez à l'extérieur dans la mesure du possible
  • Ne faites aucune activité qui nécessite votre attention visuelle : pas de lecture, jeux électroniques, coloriages....
  • Buvez régulièrement de l'eau
  • Grignotez des aliments secs et sucrés de temps en temps ou mâchez des chewing-gums à la menthe
  • Voyagez de nuit si possible (le mal des transports disparaît pendant le sommeil)Les bracelets anti-nausées n'ont pas prouvé scientifiquement leur intérêt. En revanche, il existe des traitements préventifs médicamenteux efficaces.  

 

Que faire lorsque l'enfant commence à avoir « mal au coeÂœur » ?

  • Rassurez-le
  • Tenez-lui la main
  • Enlevez lui ses vêtements chauds
  • Proposez-lui de grignoter un biscuit sec ou un bonbon ou de mâcher un chewing-gum
  • Installez-le confortablement, en position allongée si possible
  • Proposez à l'enfant de respirer en gonflant son ventre régulièrement et calmement - En voiture, ouvrez les fenêtres puis arrêtez-vous un moment
  • En bateau, sortez sur le pont
  • Préparez le sac à vomi  

 

Quels médicaments peut-on utiliser ?

Si l'enfant est souvent sujet au mal des transports, vous pouvez essayer de lui donner un traitement préventif, disponible sans ordonnance en pharmacie.

Certains antihistaminiques sont efficaces dans cette indication.

Ils doivent être donnés 30 minutes à 1 heure avant le départ et leur prise peut être renouvelée au cours du voyage en respectant un intervalle d'au moins six heures entre les prises : - Nausicalm sirop, à partir de 2 ans - Nautamine à partir de 2 ans - Mercalm à partir de 6 ans

La plupart des traitements sont contre-indiqués chez les enfants de moins de 2 ans.

Lisez toujours attentivement les notices avant utilisation.

Certains traitements homéopathiques existent également : Cocculine, à partir de l'âge de 18 mois, à débuter la veille du départ COCCULUS COMPLEXE No 73 à partir de 2 ans NAUSETUM à partir de 6 ans  

N'oubliez pas de bien hydrater votre bébé ou votre enfant s'il a beaucoup vomi, et de consulter si les symptômes persistent à la fin du voyage.  

Découvrez toutes nos fiches santé - pédiatrie rédigées par notre pédiatre en cliquant ici

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Mal des transports Afssaps2009 

L'oreille et la mer. M François. Médecine et enfance, 2007 

Suppression of sickness by controlled breathing during mild nauseogenic motion, Yen-Pik-Sang F, Golding JF, Gresy MA. Aviat. Space Environ. Med., 2003 ; 74 : 998-1002. 

Docteur Eve Balzamo Publié le 1 septembre 2012 Par Docteur Eve Balzamo
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