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Les allergies

Les maladies allergiques - asthme, eczéma, rhume des foins (rhinite allergique saisonnière), allergies alimentaires- sont de plus en plus courantes.

Au cours de ces vingt dernières années, leur fréquence a doublé dans les pays industrialisés. 

Bien que de nombreux progrès aient été faits dans ce domaine, diagnostiquer une allergie n’est pas toujours facile et ceci est encore plus vrai en pédiatrie.  Les symptômes ne sont en effet pas toujours spécifiques et les examens complémentaires peuvent ne pas être contributifs chez le jeune enfant.

Quand faut-il penser à l’allergie?
 

On y pense aisément lorsque les manifestations de l’allergie sont immédiates :

  • Oedème de Quincke (oedème du visage avec sensation de gène respiratoire)
  • Gonflement des lèvres ou du visage
  • Urticaire aiguë
  • Choc anaphylactique

Ces manifestations sont dans la plupart des cas secondaires à une allergie alimentaire ou médicamenteuse, ou à une piqûre d’hyménoptère, et il est souvent facile de déterminer l’élément déclenchant.

La prise en charge est urgente (sauf pour l’urticaire).

Les crises d’asthme ou crises d’éternuements qui surviennent immédiatement après une exposition à la poussière ou à un animal par exemple et qui se manifestent de manière récurrente dans le temps permettent également d’isoler le facteur déclenchant.

Mais les manifestations de l’allergie peuvent être retardées, rendant le diagnostic plus difficile.

C’est devant la répétition des symptômes ou leur chronicité que l’on va alors être amené à suspecter une allergie.

Chez le nourrisson, les allergies alimentaires sont les plus courantes.  On y pensera en présence : 

  • D’un eczéma sévère, persistant ou résistant aux traitement
  • De signes digestifs chroniques : vomissements, diarrhées, douleurs abdominales, constipation rebelle, mauvaise prise de poids.  

Les allergies alimentaires sont plus fréquentes chez l’enfant en bas âge que chez l’adulte.

Elles sont de l’ordre de 6 à 8% chez les petits de moins de trois ans.

En France, les aliments les plus souvent en cause sont : le lait de vache (12%), l’oeuf (9,5%), le kiwi (9%), la cacahuète (8,2%), le poisson (7,8% ) et les fruits à coque (7,8% ).

La sensibilité aux allergènes respiratoires peut se manifester chez le nourrisson par :

 

Chez l’enfant plus grand, on pourra suspecter une allergie respiratoire lorsqu’il :

  • a le nez bouché ou un écoulement nasal clair chronique ou saisonnier, 
  • éternue souvent avec le nez qui gratte, 
  • a une toux spasmodique de manière chronique, 
  • en cas d’otites répétées ou chroniques
  • et évidemment en cas d’asthme. 

Comme chez le nourrisson, on pourra également évoquer une allergie alimentaire en cas de lésions cutanées récidivantes et rebelles (eczéma, urticaire) ou en cas de problèmes digestifs répétés (douleurs abdominales, ballonnements…). Des symptômes respiratoires peuvent également être observés en cas d’allergie alimentaire….

Enfin, on pensera plus facilement à l’allergie s’il existe des antécédents personnels ou familiaux d’allergie ou d’atopie (qu’il s’agisse de manifestations respiratoires, cutanées ou alimentaires).

Un enfant a en effet 40% de risque de développer une allergie si l’un de ses parents est allergique et ce risque augmente à 77 % si ses deux parents le sont.

Les allergies saisonnières

La rhinite allergique ou rhume des foins est très fréquente chez l’adulte, mais existe dès le plus jeune âge. La plupart des enfants présentent des symptômes après l’âge de 5 ou 6 ans. Avant cet âge, nombreux souffrent d’asthme du nourrisson. 

Les allergies saisonnières se manifestent en général au printemps et en été et de nombreux pollens peuvent être responsables.

Elles peuvent se manifester par :

  • des symptômes nasaux : écoulement nasal clair abondant, nez bouché, démangeaisons ou picotements du nez , éternuements. fréquents, palais ou gorge qui pique ou gratte.
  • des symptômes oculaires : conjonctivite, yeux rouges qui piquent, larmoiement, paupières qui démangent
  • et parfois par une atteinte respiratoire :  crise d’asthme, toux avec difficultés respiratoires.

Chez l’enfant en bas âge qui fréquente la collectivité, la rhinite permanente et/ou la toux chronique sont dans la grande majorité des cas en rapport avec des infections virales successives et ne doivent pas faire poser à tort un diagnostic d’allergie respiratoire.

Quel traitement pour les allergies ?

Le traitement des allergies repose principalement sur l’éviction ou l’évitement de l’allergène responsable des manifestations.

Une consultation avec un allergologue s’avère alors indispensable pour aider à l’identification des allergènes responsables.

En cas d’allergie saisonnière, les traitements anti-histaminiques sont en général efficaces. 

Les corticoides par voie nasale utilisés sur une longue durée permettent également une amélioration des symptômes.

Quant à l’asthme, il nécessite une prise en charge adaptée, avec des médicaments spécifiques.

Enfin, des immunothérapies peuvent être réalisées à partir de l’âge de 4 ou 5 ans pour désensibiliser l’enfant contre certains allergènes (acariens, pollens, certaines moisissures, certains animaux…).

 

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Publié le 03 avril 2014 Par Docteur Eve Balzamo
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