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L'imperforation du canal lacrymal et les soins des yeux

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Bébé a un ou deux yeux qui larmoient ou coulent en permanence

Chez certains bébés, le canal lacrymal, permettant aux larmes d'être évacuées, peut être bouché ou incomplètement ouvert. C'est une anomalie bénigne chez le nouveau-né et le petit nourrisson, qui touche environ 6% des bébés.  

 

Les symptômes

L'imperforation du canal lacrymal se manifeste par un larmoiement quasi permanent au niveau d'un oeil, parfois des deux, ou bien des sécrétions un peu épaisses qui peuvent parfois coller les cils le matin au réveil. Elle peut favoriser les épisodes de conjonctivite.

 

Que faire ?

Habituellement, le canal lacrymal s'ouvre spontanément avant l'âge d'un an (principalement dans les 3 à 6 premiers mois de vie).

Pour éviter aux sécrétions de stagner et de s'infecter, massez l'angle interne de l'oeil de bébé, en appuyant fermement votre doigt (propre bien entendu!) le long de la racine du nez.

Ce geste, répété 2 à 3 fois par jour, permet de vider le sac lacrymal.

Si les cils ou les yeux sont sales ou collés, rincez-les avec du Dacryosérum ® et essuyez à l'aide de compresses stériles en partant du coin interne de l'oeil vers l'extérieur.

Utilisez une compresse propre pour chaque oeil.

En cas de surinfection, vous pouvez utiliser un collyre antiseptique disponible en pharmacie sans ordonnance.

En revanche, consultez votre pédiatre si l'oeil ou les yeux de bébés sont rouges, gonflés ou que vous observez un écoulement purulent abondant et continu : il s'agit d'une conjonctivite (surinfection de l'oeil) qui nécessite d'être traitée par un collyre approprié.

Lorsque les symptômes d'imperforation du canal lacrymal persistent au delà de l'âge de 12 mois (parfois avant sur avis de votre pédiatre), une consultation chez un ophtalmologiste est nécessaire.

En effet, il y a alors peu de chance de régression spontanée et un sondage du canal doit être envisagé.   

Pathologie du système lacrymal de l’enfant, C. Orssaud Médecine et Enfance, Avril 2003, page 235

Docteur Eve Balzamo Publié le 1 mars 2013 Par Docteur Eve Balzamo
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