Manuel de manipulation à l'usage des parents pour l'habillage du matin

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Tic tac tic tac – grrrrr..... plus la grande aiguille avance, plus vous sentez vos bonnes résolutions pour cette journée, qui s'annonçait sous le signe de la parentalité radieuse, tomber une à une dans l'océan saumâtre de votre résignation. Il va donc falloir, ce matin encore, habiller le Mouflet afin que celui-ci n'aille pas cul nu.

Vous êtes organisé(e), vous disposez donc d'une check list habillage à toute épreuve, ou presque.

  • Chaussettes ? - OK, mais pas tout à fait les mêmes. Comment ça pas tout à fait ? Les mêmes ou pas les mêmes ?
  • Débarbouillage ? - Oui zéfé tout seul. Oui. Mmmh. Bon. 
  • Sac à dos ? - Non, Mouflet, on n'emporte pas son oreiller à l'école. Quoique, c'est une idée, pour le bureau... Non. 

Et j'allais oublier l'essentiel, ce qui va entre les chaussettes et le sac à dos si vous ne vivez pas dans une station naturiste : les vêtements !

Là commence votre drame quotidien.

L'enfant n'est pas une blogueuse mode, mais ce petit être irresponsable qui ne pense qu'à jouer et jamais à planifier son outfit of the day, encore moins à le photographier en silhouette sur le parquet de sa chambre, ce qui nous faciliterait quand même la vie, avouez. Mais l'enfant n'a pas Instagram. 

Il vous revient donc de jouer l'habilleuse/coach en style/général des armées dans un temps qui se réduit parallèlement à votre patience.

Première option : le chantage.

Exemple : « Je te prépare cette salopette et tu regarderas Mrsu en rentrant de l'école. »

Vous promettez un dessin animé qui vous garantira un moment de calme ultérieur. Vous faites d'une pierre deux coups. Malin, efficace, et totalement anti-éducatif.

Deuxième option : le story telling.

Exemple : « Tu sais que Spiderman porte une salopette en velours côtelé dans la vraie vie ? »

Chaque vêtement a sa petite histoire glorieuse qui pourrait bien déteindre sur l'aura personnelle de votre enfant. Et peut-être au passage lui donner un ou deux super pouvoirs. Utilisez le ton de la confidence, et n'oubliez pas : vous faites une faveur à votre enfant en le laissant porter cette salopette. 

Troisième option : l'émulation.

Organisez un concours de celui qui s'habille le plus vite. A condition de préparer la tenue des pieds à la tête. Sans quoi, au mieux, vous pourriez vous retrouver avec un épouvantail, et au pire, être signalée aux services sociaux pour une sale histoire de tongs en février.

Moralité : moins c'est éducativement correct, mieux ça fonctionne.

Et vous, quelles sont vos astuces pour habiller vos enfants ?

 

 

Sophie Rouanet Publié le 9 mai 2014 Par Sophie Rouanet
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