Moins crier après ses enfants ? Quelques astuces pour y arriver…

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On en voit beaucoup des articles qui parlent de l’importance de ne pas élever la voix devant ses enfants lorsqu’on leur parle ou lorsqu’on leur demande quelque chose. On lit énormément de chose sur l’obéissance également, comme un rapport normal existant entre parents et enfants et beaucoup d’articles donnent des solutions pour « se faire obéir sans crier ».

Il ne sera pas question ici d’obéissance car c’est une autre question (dont nous pourrons parler une autre fois si vous êtes en forme) mais plutôt du ton avec lequel nous parlons parfois à nos enfants et de l’énervement qui prend souvent le pas sur le reste. Hors de question de jeter la pierre à qui que ce soit, je suis moi-même maman de quatre enfants et je parle parfois bien plus durement que je ne le devrais, je crie parfois alors que j’aimerais être bien plus calme.

Mais les journées qui s’enchaînent, les soucis au boulot ou rien que la logistique maison/enfant/école/travail/couple, tout cela est usant et épuisant et bien souvent nos nerfs sont mis à rude épreuve et devant les enfants, on a tendance à perdre patience.

Rien de plus normal, ne vous fustigez pas, les parents en sont tous là, ajoutez à ce cocktail un peu de fatigue latente et un petit rhume qui ne passe pas et vous avez là de quoi devenir un brin « mégère » (même les papas oui oui).

AvisdeMamans a donc décidé de vous donner quelques astuces pour baisser d’un ton. Parce que vous verrez, parler moins fort, s’énerver un peu moins vite, ça aide aussi les enfants à se calmer, ça baisse le volume sonore de la maisonnée et ça permet à tout le monde de souffler.

Astuce n°1

Ne soyez pas dans le NON systématique :

Dans le « il FAUT que ça soit comme ça » et donc dans l’énervement permanent. Ça rend zinzin d’être tout le temps en train de rabrouer ses enfants, c’est usant et fatiguant que de devoir dire NON tout le temps et ça monte vite dans les aigus si vous passez votre temps à refuser tout.

Attention, il n’est pas question ici de fuir le conflit et de dire OUI à tout mais plutôt d’user d’alternatives au NON qui vont vous permettre de souffler un peu et de poser votre voix. Au lieu d’opposer un NON tonitruant, optez pour la question « penses-tu que ça soit une bonne idée ? » ou bien le choix de changer de comportement : « laisse ta sœur jouer avec son bonhomme et vient plutôt m’aider à faire le repas ».

Ciblez les choses importantes qui doivent être respectées et sur lesquelles vous ne lâcherez rien (vos principes à vous) et essayez d’être un peu plus lâches sur d’autres. Par exemple, au lieu de vous énerver sur l’état de la chambre de vos enfants tous les soirs, dites-vous en famille que vous décidez d’un jour de rangement et que le reste de la semaine, vous n’y faites pas attention.

Astuce n°2 

Faire une pause câlin :

Quand vous allez craquer parce que votre enfant vous réclame, vous tire par le pantalon, veut ABSOLUMENT vous montrer quelque chose, bref a besoin de vous (alors que vous faites le repas/les devoirs du grand/autre activité réjouissante), FAITES UNE PAUSE et faites lui un câlin.

C’est un conseil qu’on retrouve souvent et qui peut paraître un peu étrange mais il fonctionne. On s’arrête, on se serre dans les bras le temps qu’il faut et ensuite, ça repart. Vous faites une pause, vous vous recentrez sur l’essentiel, votre enfant recharge ses batteries « maman/papa » et il peut ensuite retourner jouer. Les enfants ont parfois juste besoin d’un gros câlin, d’avoir leur parent tout à eux pour être un peu mieux. Prenez-le (ou les) dans les bras, passez quelques minutes à vous câliner. Essayez, vous verrez !

Astuce n°3

Dites les choses clairement à vos enfants :

Si vous êtes fatigué(e) et énervé(e) par votre journée, il faut le formuler. Sans rentrer dans les détails bien entendu, mais vous pouvez dire à vos enfants que vous êtes épuisée et que vous avez besoin d’un moment pour récupérer.

Evidemment ça fonctionne mieux chez les enfants en âge de comprendre ce que vous dites mais il faut le formuler tout de même. Vous pouvez ainsi, en leur disant, identifier de votre côté la cause de votre potentielle mauvaise humeur et la mettre un peu de côté.

En explicitant clairement qu’ils ne sont pas responsables de votre rage intérieure du jour, vous leur permettez de ne pas se sentir responsables de votre énervement. Et vous, de le dire, vous vous sentez déjà mieux. Il est important de vous adresser à eux très calmement et sans vous énerver genre « Tais-toi j’ai eu une rude journée !! » mais plutôt  « moi aussi j’ai envie de faire une partie mais j’ai eu une grosse journée alors je te propose de mettre un minuteur et le temps qu’il sonne tu me laisses me reposer un peu et ensuite, je joue avec toi ». Cadrer les choses et donner aux enfants la bonne explication c’est essentiel.

Astuce n°4

Identifier ce qui vous fait bondir ou bien les situations qui dégénèrent systématiquement pour pouvoir les éviter :

Si faire les repas avec les enfants dans les pattes est source d’exaspération, préparez-les à l’avance ou prévoyez des plats préparés pour les soirées. Si vous voulez cuisiner tranquillement, n’ayez pas de scrupules et mettez leur un petit dessin animé le temps de tout préparer.

Vous ne pouvez pas être partout et être performant sur tous les plans. C’est en partie ça qui nous énerve, c’est l’accumulation des tâches qui nous mettent en défaut. À cela s’ajoute la fatigue et éventuellement des mauvaises nouvelles et BOUM, on explose. Facilitez-vous la vie les journées où vous sentez que ça risque de dégénérer, personne ne vous jugera, bien au contraire.

Astuce n°5 

Prenez du recul en vous extrayant de la situation :

Vous sentez l’énervement monter ? Allez faire une pause pipi, allez prendre l’air sur le balcon, allez dans une autre pièce (évidemment, faites en sorte que vos enfants soient tous en sécurité hein !). Fermez la porte. Respirez. Laissez retomber la pression quelques minutes. Ce n’est pas une fuite, c’est une pause. On a le droit d’être vacillant et de reprendre quelques minutes ses forces loin de la situation qui pose problème. On a le droit de prendre du temps pour remettre les choses en place. Parfois, on n’arrive pas à réfléchir tant on est sur-stimulé et sur-sollicité. S’extraire quelques instants permet de classer les priorités et de souffler. Faites-le avant de craquer !

 conclusion :

Avec ces petites astuces, nous espérons avoir réussi à vous montrer que le parent a le droit de crier mais peut aussi s’épargner en changeant quelques petites choses dans sa façon de dire et de faire.

Le tout, pour se préserver et pour préserver également l’ambiance de la famille. Après, on l’a dit, il est inutile de se forcer à être calme et chuchotant si on bout en permanence à l’intérieur ! Essayez plutôt de trouver des défouloirs aux moments clés, que ce soit une douche bien chaude pendant que les enfants jouent tranquillement ou regardent un dessin animé (oui, on a le droit de leur mettre un dessin animé à 18h pour se faire une pause douche bien méritée si c’est LA chose qui nous permet ensuite de réattaquer) ou un coup de téléphone à une amie ou à de la famille, voire une petite pause « je lis un bon bouquin 15 minutes et ensuite je m’occupe de vous ».

Il faut éviter de crier tout le temps car, ainsi, l’enfant a l’impression que c’est un mode normal de fonctionnement et ne réagit plus du tout à vos injonctions. Le « à taaaable » en est une preuve ! Essayez d’être solide sur les aspects de vos vies qui sont importants, sur les principes qui vous semblent essentiels, de ne pas lâcher prise pour montrer à vos enfants qu’il y a des choses à respecter et que vous ne flancherez pas sur le sujet, sans crier, sans vous énerver, sans perdre le contrôle. Que si vous exigez certaines choses, c’est ainsi et que vous n’avez pas besoin de crier pour que votre enfant vous entende et coopère.

Le cri c’est une perte de contrôle. C’est celui qu’on pousse viscéralement quand il y a peur, quand il y a danger. Pas celui qui remplace la parole claire et aimante.

Enfin, dans l’idéal, bien entendu ;)

Marie Perarnau Publié le 25 février 2015 Par Marie Perarnau
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